« Une ville où les gens peuvent bosser tranquillement et créer ce qu'ils veulent. C'est pas grand-chose mais c'est déjà beaucoup. »
Bon. Je vais être directe avec vous parce que je vois pas l'intérêt de tourner autour du pot. J'ai pas de carrière de patronne d'entreprise, j'ai jamais signé de bail commercial. C'est pas mon truc, ça l'a jamais été. Mais j'ai passé quatre ans à aider des gens qui galéraient dans cette ville, et y'a un truc qui revient tout le temps : quand les boîtes tournent pas, plus rien tourne. Ni l'emploi, ni les loyers, ni rien.
Le souci c'est que l'État traite les entreprises comme si elles étaient là pour le financer, point. Y'a des taxes qui tombent on sait pas quand, des charges qui plombent les nouvelles structures dès le premier mois, et personne pour t'expliquer comment ça fonctionne quand tu te lances. On peut pas demander aux gens de monter quelque chose dans ces conditions. Ou alors faut accepter qu'ils se cassent la figure. Moi je trouve ça idiot.
Donc voilà mon programme. Il part de l'idée qu'on peut rendre San Andreas vivable pour ceux qui veulent bosser et créer. Et après, oui, les quartiers, la vie associative, tout ça — j'y tiens aussi. Mais ça vient après. Une chose à la fois.
Si vous attendez que quelqu'un vienne faire le boulot à votre place, c'est pas moi qu'il vous faut. Si par contre vous construisez quelque chose et que vous voulez que l'État vous laisse respirer pour le faire, là on peut parler.
Un parcours qui n'a rien d'institutionnel. C'est précisément pour ça que je me présente aujourd'hui.
Je suis née et j'ai grandi dans Little Seoul, à Vinewood Est. Mes parents tenaient un petit pressing qui tournait sept jours sur sept. J'ai fait mes devoirs derrière le comptoir pendant que ma mère repassait et que mon père livrait en scooter. Classe moyenne basse, famille unie, école comme seul horizon.
À 16 ans, mon père a été tué pendant un braquage du pressing, un vendredi soir. Le braqueur n'a jamais été arrêté — dossier classé faute de moyens dans un quartier "pas prioritaire". Ce qui m'a marquée, ce n'est pas seulement sa mort. C'est le silence qui a suivi. Les courriers sans réponse, l'avocat commis d'office débordé, ma mère qui ne parlait pas assez bien anglais pour se défendre face aux créanciers. J'ai découvert à 16 ans qu'il existait deux San Andreas.
J'ai terminé mon lycée en serrant les dents, décroché une bourse au mérite, et obtenu mon master en politiques publiques en 2021. Au lieu d'entrer dans une administration, j'ai choisi de m'installer à mon compte comme conseillère de vie indépendante — spécialisée dans l'accompagnement des gens que les institutions laissent sur le carreau.
Pendant quatre ans, j'ai travaillé de foyer en foyer, de quartier en quartier. Interprétariat pour des familles coréennes, chinoises, hispanophones. Aide à la rédaction de courriers officiels. Médiation entre locataires et bailleurs. Accompagnement des familles dans leurs démarches après un drame. Pas de bureau, pas de cartes de visite, pas de présence médiatique — juste une réputation solide auprès des gens que j'aidais.
Fin 2025, j'ai compris quelque chose de brutal : à mon niveau, je peux accompagner des individus, mais je ne peux rien changer aux causes. Les règles du jeu se décident beaucoup plus haut. Et tant que je restais en bas, je n'allais que colmater sans fin.
C'est pour ça que je me présente aujourd'hui. Pas parce que j'ai toujours rêvé d'être gouverneure. Parce que j'ai vu assez de choses pour savoir ce qu'il faut changer.
« Je suis venu ici pour représenter mon pays. J'y ai trouvé une ville qui avait besoin qu'on lui parle franchement, et des gens pour qui ça valait la peine de rester. »
Un diplomate arrivé pour une mission de quelques semaines, resté pour une ville qu'il n'avait pas prévu d'aimer.
Rafaël Vargas est né au Mexique, premier fils de la famille Vargas. Il a compris très tôt ce que le mot aîné voulait dire chez eux : des responsabilités avant l'âge, et un exemple à tenir. Son petit frère Santiago est arrivé quelques années plus tard, et avec lui une relation qui ne s'est jamais démentie.
Chez les Vargas, on fonctionne sur trois choses simples : le respect, la loyauté, le travail. Rafaël y prend naturellement le rôle du grand frère protecteur. Même quand leurs caractères et leurs ambitions commencent à diverger, il reste présent pour Santiago. Ça n'a jamais été négociable.
Les deux frères finissent pourtant par prendre des directions opposées. Santiago se passionne pour la médecine et décide de consacrer sa vie à aider les autres. Rafaël, lui, est curieux, sociable, particulièrement à l'aise avec les gens : ce sont les institutions, la politique et les relations internationales qui l'attirent.
Avec le temps, il réussit à intégrer le milieu gouvernemental mexicain. Son sérieux, son éloquence et sa capacité à représenter correctement son pays lui ouvrent la porte de plusieurs projets officiels.
C'est finalement une mission gouvernementale qui bouleverse sa vie. Le gouvernement mexicain lance une campagne à San Andreas pour renforcer les relations entre les deux territoires et promouvoir différents projets de coopération. Rafaël est choisi pour rejoindre la délégation envoyée à Los Santos. Il quitte le Mexique avec une consigne précise : représenter son pays et mener à bien la campagne qu'on lui a confiée.
San Andreas ne lui est pas totalement inconnue. Santiago vit déjà à Los Santos, où il travaille comme médecin au SAMC. Après plusieurs années passées loin l'un de l'autre, les retrouvailles sont fortes. Malgré leurs chemins différents, son frère reste l'une des personnes les plus importantes de sa vie, et Rafaël reprend aussitôt son rôle d'aîné, attentif à tout ce qui pourrait lui arriver.
Plus il reste, plus la ville se révèle complexe. Derrière les institutions et les beaux discours, il y a des intérêts politiques, économiques et parfois criminels. Rafaël comprend rapidement que sa mission ne se limitera pas à assister à quelques événements officiels. Il va devoir apprendre à naviguer dans un environnement où la confiance se gagne difficilement et où chaque rencontre peut avoir son importance.
Au départ, il ne devait rester que le temps de sa mission. Los Santos a commencé à lui offrir quelque chose qu'il n'avait pas prévu : une nouvelle vie. Entre son devoir envers le Mexique, sa carrière gouvernementale et son rôle de grand frère auprès de Santiago, il lui reste à trouver sa place dans cette ville.
Il est venu à San Andreas pour représenter son pays. Il pourrait finalement y trouver une nouvelle famille, de nouvelles ambitions, et peut-être une raison de ne jamais repartir.
Je ne l'ai pas choisi pour un nom ou pour un réseau. Je l'ai choisi parce qu'il sait faire ce que je ne sais pas faire.
Rafaël est arrivé à Los Santos avec une mission de coopération entre les deux territoires. Ce canal existe déjà, il fonctionne, et il continuera de fonctionner pendant le mandat. Les accords se négocient avec des gens qui se connaissent, pas avec des courriers officiels.
Là où je préfère les quartiers et le terrain, lui sait tenir une salle, une table de négociation et un discours officiel. On se répartit le travail selon ce qu'on sait faire, pas selon ce qui fait bien sur une affiche.
Un vice-gouverneur, ce n'est pas un titre décoratif. Si je suis empêchée, absente ou hors d'état d'exercer, l'État ne s'arrête pas. Rafaël connaît le programme, il en assume chaque ligne, il peut prendre le relais du jour au lendemain.
Un homme venu pour une mission, sans savoir jusqu'où cette mission allait le mener.
Un gouverneur seul ne gouverne rien. Voici les postes que je compte pourvoir et la logique qui préside aux nominations.
Représentant du Mexique, délégation de Los Santos. Relations extérieures et continuité de l'exécutif.
Coordination de l'exécutif, suivi des 100 jours, interface avec les administrations de l'État.
Actes officiels, registres, relations avec les institutions et les autres services de l'État.
Communication publique, relations avec la presse, publication des décisions et des comptes rendus.
Pilier I. Répit fiscal des nouvelles structures, barème proportionnel, guide fiscal accessible.
Pilier II. Permanences juridiques de quartier, information sur le Code Pénal, application du RICO Act.
Une règle vaut pour toutes ces nominations : personne n'entre dans ce cabinet parce qu'il me connaît. Aucun proche, aucun ami, aucune personne accompagnée pendant mes années de terrain n'obtiendra un poste grâce à moi. Chaque nomination sera rendue publique avec le parcours de la personne, et chaque titulaire pourra être démis s'il ne fait pas le travail. La liste ci-dessus est celle des postes que je compte ouvrir, elle n'inclut pas l'IRS, qui reste indépendant de l'exécutif.
Avant de parler du mandat, parlons de la course. Voilà ce que je veux accomplir pendant les semaines qui mènent au scrutin.
Pas de meeting fermé. Pas d'événements VIP. Je passerai le plus de temps possible dans les quartiers, les commerces, les zones d'activité. La campagne se gagne dans la rue, pas dans les salons.
Pas de novlangue politique. Pas de promesses floues. Chaque mesure expliquée en mots simples, avec ses limites assumées. Si quelque chose va être dur à faire, je le dis.
Le programme est ouvert. Numéro public, audiences accessibles. Si une mesure manque, si une autre est mauvaise, je veux le savoir avant l'élection. Pas après.
Question légitime, réponse claire. On me la posera de toute façon, autant y répondre tout de suite.
Je me présente sous l'étiquette du Parti Démocrate de San Andreas. Ce n'est pas un ralliement de dernière minute pour obtenir des affiches et des moyens. C'est simplement là que mon programme se situe, et autant le dire franchement plutôt que de laisser les autres le dire à ma place.
Regardez ce qu'il y a dedans. Une caisse de santé où ceux qui gagnent le plus participent un peu plus et où ceux qui gagnent le moins sont mieux remboursés. Des permanences juridiques gratuites dans les quartiers. Un soutien aux associations citoyennes. Des contrôles fiscaux dirigés vers les grosses structures plutôt que vers la fleuriste du coin. Ça, c'est démocrate, il n'y a pas à tortiller.
Ça ne m'empêche pas d'assumer des mesures que certains rangeront à droite : trois semaines de répit fiscal pour les nouvelles entreprises, un barème proportionnel, l'application ferme du RICO Act contre les organisations criminelles. Je n'y vois aucune contradiction. Soutenir les petites structures et faire respecter la loi, ce n'est la propriété d'aucun camp.
Une précision qui compte, pour finir : une investiture n'est pas une laisse. Je porte les valeurs du parti, pas les intérêts d'un comité directeur. Si une consigne va contre ce qui est écrit dans ce programme, c'est le programme qui gagne. Les gens votent pour des mesures, pas pour un logo.
Un programme ne se mesure pas qu'aux promesses. Il se mesure aussi aux limites qu'on s'impose. Voilà les miennes.
Famille, amis, anciennes connaissances de mes années de terrain — personne n'obtiendra un poste grâce à moi. Les nominations seront faites sur compétences, pas sur relations.
Même si elle m'attaque, même si elle se trompe, même si elle est dure. Aucune pression, aucune fermeture, aucune menace de coupure budgétaire. La presse critique un gouverneur — c'est son rôle.
Même pour faire passer une mesure à laquelle je tiens. Si une réforme nécessite de violer la procédure, elle ne se fera pas par moi. L'État de droit passe avant mes convictions.
Un mandat, une mission. Je ne construirai pas ma carrière politique sur ce poste. Ça me laisse libre de prendre des décisions difficiles sans penser à ma réélection.
San Andreas ne tournera jamais vraiment si les entrepreneurs ne peuvent pas s'y développer sereinement. C'est le premier chantier — et le plus important.
Là c'est simple : si tu lances ta boîte ou ton auto-entreprise pendant le mandat, tu paies pas plein pot pendant les 3 premières semaines. Ça fait 3 cycles fiscaux où tu peux te concentrer sur ton activité au lieu de courir après les charges. Le but c'est que les gens aient le temps de tenir debout avant qu'on leur demande de contribuer comme tout le monde. Si on les écrase dès le départ, faut pas s'étonner qu'il y ait pas de nouvelles boîtes qui se montent.
Combien tu paies, quand tu paies, comment tu déclares — tout ça écrit dans un document accessible à tout le monde. Si on demande aux gens de respecter des règles, faut au moins qu'ils puissent les comprendre sans avocat.
Une auto-entreprise qui démarre avec presque rien dans le compte en banque ne devrait pas payer pareil qu'une grosse structure. Donc on revoit ça pour que les charges suivent les revenus réels.
Quand on contrôle, on contrôle les entreprises qui ont les moyens de monter des arrangements créatifs. Pas la fleuriste du coin qui a oublié une facture. Logique simple : on regarde où l'argent peut vraiment manquer à l'État.
« On parle souvent de "redonner vie" à San Andreas. Moi je veux d'abord qu'elle marche. La vie, elle vient après — quand les gens ont un boulot stable et qu'ils peuvent se projeter. »Ji-Eun Kim — Discours d'annonce de candidature
Le Code Pénal existe. Le Code de Procédure aussi. Mais si personne ne les comprend, si personne ne peut se défendre, c'est juste un outil pour ceux qui savent s'en servir.
Une fois par semaine, dans des lieux publics accessibles, des sessions ouvertes à tous pour poser des questions juridiques, comprendre une procédure, savoir comment réagir face à une convocation ou un courrier officiel. Connaître ses droits, c'est la première étape pour les défendre.
Campagne d'information sur la différence entre une contravention, un délit et un crime. On ne peut pas reprocher à quelqu'un de ne pas connaître une loi qu'on ne lui a jamais expliquée.
Le cadre légal pour démanteler les organisations criminelles existe. Il faut juste avoir la volonté de s'en servir. La tolérance zéro ne commence pas par les petits. Elle commence par ceux qui dirigent.
« Y'a des gens qui vont me trouver trop directe. Je préviens d'avance. C'est pas un défaut que je compte corriger. »Ji-Eun Kim
L'économie c'est la priorité — mais une ville ça se vit aussi en dehors du travail. Quelques mesures simples pour que San Andreas soit un endroit où il se passe vraiment des choses.
Minimum deux événements officiels par mois — marchés, audiences ouvertes, compétitions civiles. L'État doit être visible autrement que dans les avis de taxes et les interpellations.
Des gens formés, indépendants, qui interviennent avant que ça dégénère. Voisinage, commerce, propriété — pas besoin d'un juge pour tout.
Les associations reconnues légalement peuvent solliciter un financement. Simple, rapide, sans paperasse excessive. Si ça fait vivre les quartiers, ça mérite d'être soutenu.
Si tu tombes malade, tu devrais pas avoir à choisir entre te soigner et payer ton loyer. C'est une mesure que personne n'a osé proposer ici depuis longtemps. Moi je l'assume.
San Andreas Care, c'est une caisse civile de santé. Tu cotises chaque mois en fonction de ce que tu gagnes, et quand tu as besoin de soins, on te rembourse une partie selon tes revenus.
Le principe est simple : ceux qui gagnent le plus participent un peu plus, ceux qui gagnent le moins sont mieux remboursés. Comme ça personne ne reste sur le carreau parce qu'il s'est cassé la jambe ou qu'il a chopé une saloperie. L'inscription est libre — salarié, indépendant, sans emploi, tout le monde peut entrer.
Tu te casses la jambe, hospitalisation à 4 000 $. Tu gagnes 11 000 $ par semaine. Sans la caisse, tu sors avec une facture qui plombe ton budget pour plusieurs semaines. Avec San Andreas Care, tu paies 800 $ — le reste, c'est la caisse qui prend. Tu peux te concentrer sur ta guérison au lieu de te demander comment payer le loyer.
Un service existe déjà pour protéger les institutions et ceux qui les représentent. Mon rôle n'est pas de le réinventer, c'est de lui donner les moyens de travailler et un cadre clair.
Le Special Operation Bureau est placé sous le commandement direct du Department of Homeland Security. Il a été établi pour répondre aux défis de sécurité actuels et anticiper ceux de demain.
Ses missions sont conçues pour assurer une protection renforcée, rapide et efficace dans les domaines critiques liés à la sécurité des hauts diplomates et des figures politiques de l'État de San Andreas.
Concrètement, c'est le service qui protège les gens que vous élisez, ceux qui rendent la justice, et les bâtiments où l'État travaille. Sans lui, une institution n'est qu'une adresse et un nom sur une porte.
Hauts diplomates du Gouvernement Fédéral des États-Unis, hauts fonctionnaires du département de la Justice, membres du Gouvernement de l'État de San Andreas.
Le Bureau veille à la sécurité des dignitaires étrangers présents sur le territoire. Avec une délégation mexicaine installée à Los Santos, cette mission n'a rien de théorique.
Lutte contre les activités liées à la cybercriminalité et contre les atteintes à la sécurité des institutions gouvernementales et de leur personnel.
Le Bureau est responsable de la protection des bâtiments et édifices gouvernementaux de l'État, en service comme en dehors des heures d'ouverture.
Conduite d'enquêtes et d'opérations relatives à la sécurité nationale, sur saisine ou de sa propre initiative dans son champ de compétence.
Le Bureau peut procéder à des arrestations sans mandat en cas d'infraction commise en présence de ses agents ou sur la base de preuves raisonnables.
Le Bureau dispose de prérogatives lourdes. Je les assume parce qu'elles sont nécessaires, et je pose la contrepartie tout de suite : ces prérogatives s'exercent dans le cadre du Code de Procédure, et rien d'autre. Un pouvoir d'arrestation sans mandat, ça se justifie par des faits constatés ou des preuves raisonnables. Pas par une intuition, pas par une consigne politique, et certainement pas sur ma demande.
Le second point, c'est la coordination étroite avec les autorités locales. Le S.O.B. ne travaille pas contre les services de l'État, il travaille avec eux. Chaque opération conduite sur le territoire doit être connue des autorités compétentes, sauf impératif opérationnel réel et documenté.
Enfin, je m'engage sur un point simple : je ne me servirai jamais du Bureau pour surveiller un opposant, un journaliste ou un citoyen critique. Un service de protection des institutions protège les institutions. Il ne protège pas un gouverneur de ses propres électeurs.
Ces mesures ne font pas partie d'un pilier. Elles font partie du socle. Elles s'appliquent à tout le monde, tout le temps, quoi qu'il arrive.
Toute saisie ou expulsion devra être précédée d'une décision judiciaire formelle. Pas de dépossession arbitraire. Ce que tu possèdes t'appartient jusqu'à ce qu'un juge en décide autrement — pas un fonctionnaire, pas une agence.
Les démarches seront simplifiées. L'administration enregistre, elle n'évalue pas. Ce que tu construis avec quelqu'un, c'est ton affaire. L'État reconnaît — il ne commente pas.
Aucun média ne sera censuré sans décision judiciaire publique. Le Gouverneur ne touchera pas à la presse. Même si elle dit des choses que je n'aime pas entendre. C'est le principe.
Un programme sans calendrier, c'est une promesse sans engagement. Voici ce que je m'engage à faire, dans l'ordre, avec des dates.
Un mandat c'est 3 à 4 mois. C'est court. Voilà ce que je veux pouvoir montrer quand il sera terminé.
Les petites structures ont eu le temps de se stabiliser. Les licences sont accessibles. La fiscalité est lisible. Les patrons savent à quoi s'en tenir — et ils peuvent construire sur cette base.
Les permanences juridiques tournent dans les quartiers. Le Code Pénal est connu. Les citoyens savent à quoi ils ont droit. Ce ne sont plus des promesses — ce sont des faits vérifiables par n'importe qui.
Des événements ont eu lieu. Des associations ont été financées. Les quartiers ont eu un minimum d'attention. Pas une révolution — mais une ville qui ressemble moins à un décor vide.
Les opposants vont chercher mes failles. Autant y répondre franchement, tout de suite, plutôt que d'attendre d'être acculée.
Rien ne le prouve à l'avance, c'est vrai. Mais j'ai passé quatre ans à bosser directement avec les gens que les institutions ignorent — j'ai vu comment elles fonctionnent, ou plutôt comment elles dysfonctionnent, de l'intérieur. Y'a des candidats qui ont dirigé dix entreprises et qui n'ont jamais mis les pieds dans un quartier populaire. Faut comparer ça à mon expérience à moi avant de juger laquelle est la plus utile pour ce poste.
Oui c'est jeune. Je vais pas faire semblant que c'est pas le cas. Mais l'expérience, c'est pas que l'âge — c'est aussi ce que t'as fait des années que t'as eues. Et puis franchement, à force d'élire des gens qui sont dans la politique depuis vingt ans, on voit ce que ça donne. Donc bon. À un moment faut tester autre chose.
D'abord je tiens à préciser que la plupart des mesures de mon programme ne créent pas de nouvelles dépenses énormes. Elles réorganisent ce qui existe déjà. Les contrôles fiscaux mieux ciblés sur les grosses structures, par exemple, ça dégage des recettes qui partaient en fumée avant. Le fonds associations sera financé par redéploiement de budgets existants. Et je le redis : aucune mesure de ce programme ne demande une hausse d'impôts sur les petits revenus ou les petites entreprises.
Reprenez le programme ligne par ligne, vous verrez que c'est cohérent du début à la fin : la caisse de santé progressive, les permanences juridiques gratuites, le fonds pour les associations, les contrôles fiscaux orientés vers les grosses structures. L'étiquette est arrivée après les mesures, pas l'inverse. Ce que je refuse en revanche, c'est de devoir quelque chose à un appareil. Mon investiture ne m'engage à défendre aucun texte que je n'ai pas présenté devant vous. Si un jour on me demande le contraire de ce qui est écrit ici, je choisirai ce qui est écrit ici.
Honnêtement cette question m'agace un peu mais je comprends qu'on la pose. J'ai accompagné pendant quatre ans des familles coréennes oui, mais aussi chinoises, hispanophones, des locataires de toutes origines, des femmes en difficulté, des gens à la rue. Ce qui m'intéresse c'est pas la communauté de naissance — c'est ceux que les institutions laissent sur le carreau. Et ceux-là, ils sont partout, pas dans un seul quartier.
Ligne directe de campagne. Pas de standardiste, pas de secrétariat filtrant. Tu laisses un message, je rappelle. C'est aussi simple que ça.
Voilà. Vous avez tout lu, ou au moins parcouru — j'espère. Y'a beaucoup de choses dans ce programme, je sais. Toutes ne vont pas vous plaire et c'est normal. Mais elles ont au moins le mérite d'être écrites noir sur blanc et de pouvoir être vérifiées.
San Andreas mérite quelqu'un qui a vu la ville d'en bas avant de prétendre la diriger d'en haut. Quelqu'un qui sait ce que ça fait de pas avoir d'argent à la fin du mois, ou de pas comprendre une lettre de l'administration. J'ai été dans ces situations-là. Beaucoup de gens autour de moi y sont encore.
Ce programme, je l'ai construit avec ce que je sais et ce que j'ai vu. Il est sûrement pas parfait. Mais il est honnête. Et surtout, il est à moi : je l'ai écrit avant d'avoir la moindre investiture, et personne ne m'a demandé d'en changer une ligne pour l'obtenir. Si vous voulez quelqu'un qui rende des comptes au lieu de les cacher, qui parle clair même quand c'est pas plaisant à entendre : maintenant vous savez où me trouver.